Qu’est-ce que la kisspeptine ?+
La kisspeptine est une famille d’hormones peptidiques — kisspeptine-54, -14, -13 et -10 — issues d’un précurseur unique codé par le gène KISS1 et agissant sur le récepteur KISS1R (anciennement appelé GPR54). Identifiée pour la première fois en 1996 dans le cadre de recherches sur les métastases, elle a d’abord été nommée « métastine », avant que son rôle de ligand naturel de KISS1R ne soit décrit en 2001.[1]
Comment la kisspeptine contrôle-t-elle le système reproductif ?+
Les neurones à kisspeptine de l’hypothalamus libèrent la kisspeptine sur les neurones à GnRH, déclenchant la sécrétion de l’hormone de libération des gonadotrophines. La GnRH stimule ensuite l’hypophyse à libérer la LH et la FSH, qui dirigent la production hormonale des ovaires et des testicules. Des études de mutation publiées en 2003 ont montré que les personnes présentant un récepteur KISS1R non fonctionnel n’entrent pas en puberté, établissant la kisspeptine comme le déclencheur en amont de l’ensemble de l’axe reproductif.[2][3]
La kisspeptine a-t-elle été utilisée pour déclencher la maturation ovocytaire en FIV ?+
Oui, dans le cadre de la recherche publiée. Un essai de phase 2 mené auprès de 60 femmes à haut risque de syndrome d’hyperstimulation ovarienne a utilisé une injection unique de kisspeptine-54 pour déclencher la maturation ovocytaire avant le prélèvement d’ovocytes, avec au moins un ovocyte mature récupéré dans 95 % des cycles. Un essai de phase 2 ultérieur a rapporté qu’une seconde dose améliorait les résultats par rapport à une dose unique. Les deux essais se sont déroulés dans le cadre d’un protocole clinique supervisé de FIV.[4][5]
La kisspeptine peut-elle traiter l’aménorrhée hypothalamique ?+
Il ne s’agit pas d’un traitement approuvé. Les essais publiés montrent que la kisspeptine-54 augmente de manière aiguë la pulsatilité de la LH chez les femmes atteintes d’aménorrhée hypothalamique, qu’elle soit administrée par injection ou perfusion intraveineuse, mais ces mêmes recherches rapportent également une tachyphylaxie — une diminution de la réponse — lorsque l’administration sous-cutanée est répétée sur deux semaines, et aucun essai n’a poursuivi les tests en phase ultérieure pour cette indication.[6][7]
La kisspeptine influence-t-elle le désir sexuel ou l’humeur ?+
Dans des contextes de recherche contrôlés, des doses uniques de kisspeptine ont modifié l’activité cérébrale en IRMf liée à l’excitation sexuelle, aux signaux de lien affectif et à l’humeur négative, d’abord démontré chez des hommes en bonne santé, puis dans des essais randomisés chez des hommes et des femmes diagnostiqués avec un trouble du désir sexuel hypoactif. Il s’agit d’études courtes, en dose unique, sur de petits échantillons, et non de preuves d’un effet thérapeutique dans la durée.[8][9][10]
La kisspeptine est-elle un médicament approuvé ?+
No. As of September 2026, neither the European Medicines Agency nor the US Food and Drug Administration has authorised a kisspeptin-based product for any indication. The most advanced kisspeptin-receptor drug candidate, MVT-602, has published only phase 2 data.[12][13][11]
Peptyds commercialise-t-il la kisspeptine ?+
Non. Peptyds ne commercialise ni la kisspeptine ni aucun analogue de kisspeptine. Ce guide a pour but de résumer la littérature de recherche publiée, et non d’offrir, de promouvoir ou de recommander un produit.
Contenu informatif. Ne constitue pas un avis médical.