Une voie contre trois
Le semaglutide est un agoniste du récepteur GLP-1, et rien d'autre. Il ralentit la vidange gastrique, renforce la sécrétion d'insuline glucose-dépendante et agit sur la signalisation centrale de l'appétit. C'est cette conception à voie unique qui explique que ses effets et son profil d'effets indésirables soient exceptionnellement bien caractérisés : il n'y a qu'un mécanisme à étudier.
Le retatrutide engage le même récepteur GLP-1, ajoute le GIP et ajoute le récepteur du glucagon. Le bras glucagon est l'écart qui compte — il augmente la dépense énergétique, là où les bras incrétines réduisent surtout l'apport. Trois voies simultanées, c'est l'argument avancé pour l'effet rapporté plus important, et c'est aussi la raison pour laquelle son profil à long terme demandera plus de temps à établir.
